La police turque a arrêté des centaines de personnes et fait usage de gaz lacrymogène lors des rassemblements du 1er mai à Istanbul, où les autorités interdisent tout défilé sur la place Taksim depuis 2013. L'association d'avocats CHD, présente sur place, fait état d'au moins 370 arrestations à Istanbul ; la BBC rapporte de son côté plus de 500 arrestations au total, citant ce même groupe CHD dans un décompte global qui inclut d'autres quartiers de la ville.

Les manifestants qui tentaient de rejoindre Taksim square, bouclée par les forces de l'ordre depuis la veille, ont été dispersés par des canons à eau et des gaz lacrymogènes. Le président du Parti des travailleurs de Turquie, Erkan Bas, qui a franchi les barricades avec un groupe, a qualifié l'interdiction d'« illégale » et demandé la réouverture de la place. Dans d'autres villes (Ankara, Izmir, Diyarbakır), des rassemblements autorisés se sont tenus dans des places désignées sous haute surveillance.

Le président Recep Tayyip Erdogan a posté sur X : « Je félicite tous nos frères et sœurs travailleurs […] pour le 1er mai, Journée du travail et de la solidarité » (trad.).

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