La première conférence dédiée à la "transition hors des énergies fossiles" s'est tenue du 24 au 29 avril à Santa Marta, en Colombie, réunissant 57 pays représentant un tiers de l'économie mondiale. Née de l'impasse lors de la COP30 à Belém, où quelques pays producteurs ont bloqué toute mention d'une feuille de route contraignante, cette réunion alternative a été co-organisée par la Colombie et les Pays-Bas dans un format délibérément non-négocié mais axé sur les solutions pratiques.

Le contexte est marqué par une forte hausse des prix du pétrole et du gaz. Selon Fatih Birol, chef de l'Agence internationale de l'énergie, interrogé par The Guardian, la crise actuelle est "plus grande que toutes les crises combinées" (trad.). Pour Birol, cette crise devrait provoquer une perte de confiance définitive des pays consommateurs dans les énergies fossiles et accélérer le basculement vers les renouvelables.

Parmi les annonces concrètes, la France a dévoilé une feuille de route prévoyant la sortie du charbon d'ici 2030, du pétrole d'ici 2045 et du gaz d'ici 2050, tandis que la Colombie a estimé que sa transition pourrait générer 280 milliards de dollars de bénéfices économiques. Un nouveau panel scientifique (SPGET) a été lancé pour fournir des analyses sur mesure aux pays souhaitant accélérer leur transition. Les participants ont salué le format "rafraîchissant" et "réussi" des échanges. La prochaine conférence se tiendra en 2027 à Tuvalu, dans le Pacifique.

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