Le Pentagone a annoncé vendredi 1er mai le retrait d'environ 5 000 soldats américains d'Allemagne, soit 14 % des 36 000 militaires stationnés dans le pays, après que le chancelier Friedrich Merz a déclaré, selon Deutsche Welle et Al Jazeera, que les États-Unis se laissaient « humilier » (trad.) par l'Iran dans les négociations de paix. La décision, attendue dans un délai de six à douze mois, est présentée comme une réponse au manque de soutien des alliés européens à la guerre menée par Washington et Israël contre Téhéran.

Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a justifié ce retrait par une « révision approfondie du dispositif américain en Europe ». Selon The Guardian et le Times of India, qui citent Reuters, un haut responsable du ministère, sous couvert d'anonymat, a qualifié les récents propos allemands d'« inappropriés et inutiles ». Donald Trump avait déjà menacé de réduire la présence américaine en Allemagne trois jours plus tôt sur son réseau Truth Social. Le président américain a également menacé de retirer des troupes d'Italie et d'Espagne, accusant ces pays de ne pas contribuer à la sécurité du détroit d'Ormuz.

Berlin a réagi en indiquant qu'il anticipait un désengagement américain. Selon Al Jazeera, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a déclaré que « l'Allemagne est sur la bonne voie » (trad.) pour assumer une plus grande responsabilité en matière de sécurité, citant l'expansion de ses forces armées. Le retrait ramènera les effectifs américains en Europe au niveau précédant l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. L'Allemagne abrite la plus grande base américaine d'Europe, notamment le quartier général du commandement européen, la base aérienne de Ramstein et un hôpital militaire de référence.

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