Le 25 avril 2026, selon Jeune Afrique (1er mai 2026), six villes maliennes ont été attaquées simultanément sur un front de 1 200 km, de Kidal à Bamako, marquant une escalade sans précédent dans le conflit qui dure depuis quatorze ans. Cette offensive coordonnée a été menée par une alliance entre le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) et le Front de libération de l'Azawad (FLA), avec une stratégie élaborée dans le plus grand secret.

L'attaque a causé la mort du ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, tué à Kati, ville-garnison à une quinzaine de kilomètres de Bamako, par un « véhicule piégé conduit par un kamikaze » ayant ciblé sa résidence, selon le gouvernement malien. Figure majeure de la junte et architecte du rapprochement avec la Russie, il a reçu un hommage national le 30 avril à Bamako, en présence du chef de la junte Assimi Goïta et de milliers de personnes, sous très haute sécurité, selon Jeune Afrique (30 avril 2026). Les ministres de la Défense du Niger et du Burkina Faso, membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), étaient présents.

Documentée par Jeune Afrique, cette offensive illustre, selon ce média, la capacité des groupes armés à coordonner des actions de grande ampleur, dans un contexte de crise sécuritaire profonde pour le régime militaire malien.

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